I've got no time I wanna lose, to people with something to proove (8)

Courage, fuyons.






# Posté le jeudi 08 mars 2007 14:29
Modifié le mardi 13 mars 2007 14:44

- Le monde est foutument plus joli quand t'es là -

Je ferai quoi, moi, sans ta sale gueule, hein, tu peux me dire ?
# Posté le dimanche 04 mars 2007 08:02

Divagation ; Déflagration ; Divulgation.

Divagation ; Déflagration ; Divulgation.
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Allez, danse.

Danse ou crève, les pieds coupés, on peut plus rien faire. Froissées, les ailes, frottées aux murs un peu trop longtemps. Bloquée au sol à ramper, haleter et t'imaginer courir alors que tu sais même plus marcher. Danse.
Allez, c'est ça, balance ton cul d'droite à gauche, tant pis si ça fait trembler la terre quand tu déplace tes pieds, vas-y remue, mont' moi c'que t'as d'caché dedans tes bras. Déballe ton sac, ma grande, le corps s'est fait pour ça aussi, et même si tu crois que t'es rien qu'une coquille vide, alors fais quelque chose de la coquille, parce que là ça va plus.


Pix : Elevage de Poussière_Man Ray

Tu sais t'as rien loupé, tout est toujours en place
Non, rien a changé, ne regarde pas en face.


Another love song_QOTSA
# Posté le mercredi 28 février 2007 14:55
Modifié le mercredi 25 juillet 2007 09:56

La bonne faiseuse de mouches demeure rue St Denis à la perle des mouches.

Pour ma reine blanche, puisqu'il semble bien qu'il existe encore sur cette terre de mots des espaces vierges de toutes traces, à emprunter ; à empoigner la lettre et la tenir serrée bien comme il faut au fond du c½ur. Il semble encore que ce lustre qui vacillait jadis soit de nouveau assemblé en haut lieu, et que mes doigts usés puissent encore taper de force sur un clavier pour décrire quelque amour qu'on crut perdu.
Reine blanche qui s'avance, plus triomphante que jamais, sourire sournois dessiné à souhait, marqué du supplice d'un siège interminable autour d'une forteresse de dictionnaires.
Il semble que les champs lexicaux s'étendent bien plus loin que l'on pensait à première vue. La deuxième entreprise est risquée, puisqu'il s'agit une fois encore de se réapproprier un langage à demi effacé par le temps. L'imagination nous porte il est vrai, dans des jardins où les fruits inconnus sont autant de nouvelles saveurs à tester, et cuisiner avec les anciennes sauces.
Des muses brutales ont mis à feu et à sang ton palais de préjugés. Reine Blanche, il faut fuir avec courage. Sur ton cou altier j'ai posé mes mains, et tu m'as porté dans un pays incroyablement fécond en rêve, quoique stérile en poètes.
Alors ma reine, il y a-t-il espoir de renouveau ? Pourrons nous reconstruire ces châteaux de sables et de poussière ? Devons nous croire à ce parfum venu du Nord, qui insuffle dans mon esprit un nouveau jour, une nouvelle vie ?
# Posté le samedi 24 février 2007 09:19

Mon manège à moi, c'est moi.

Marcher, marcher, marcher. Jusqu'à épuisement. Le vent souffle, chaque bourrasque fait cogner mon coeur un peu plus fort dans ma poitrine. Ce soir, il est tellement gros qu'il me monte au bord des lèvres... J'aimerai bien le vomir mais je peux pas, j'ai pas le droit, c'est mal. Il y a des interdits, des tabous, des non-dits. Et des secrets. On m'a dit "vit". Alors voilà, je traîne ma carcasse jusqu'à l'apoplexie, quand mon coeur sera devenir si gros qu'il nous étouffera, moi et mon tas de souvenirs, mon tas de regrets, mon tas d'incertitudes et mes frissons.
Il faudrait quelque chose c'est sûr, maintenant. Un train et, montre en main, je monterai sur le comptoir d'étain, chanter mes comptines à boire et à reboire, pour tout simplifier, pour rien oublier. Lève toi et marche. Ah putain de monde qui tourne pas rond, putain de tête qui tourne trop vite.
Je pensais faire un pas, et imaginer le reste du parcours au fond de mon fauteuil. Mais on m'a poussé, je perds l'équilibre, et il va bien falloir se résoudre à entamer cette randonnée.

Si je meurs, je veux être incinérée.


Nan, je suis pas dans un desespoir profond et insurmontable. J'me prend des claques, c'est tout.
# Posté le samedi 24 février 2007 09:13